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Augmentation de la biomasse pour capter le CO2 en Suisse

En renonçant à utiliser du bois dans une réserve forestière jurassique, la biomasse de bois qui en résulte stocke le CO2, réduisant ainsi sa concentration dans l’air. De plus, l’abandon de l’utilisation du bois permet de créer un habitat pour les espèces menacées. Ce projet comporte donc plusieurs avantages:

  • La création d’un habitat pour les espèces menacées, telles que les Bacchantes, la Rosalie des Alpes et les chats sauvages
  • Augmentation de la biomasse permettant le captage du CO2 dans l’air
  • Equilibrage entre la croissance et la dégradation de la forêt
  • Amélioration du bilan climatique suisse
Le but de ce projet est d’utiliser la biomasse s’accumulant naturellement pour capter le CO2 présent dans l’air. La biomasse augmentant du double si le bois n’est pas utilisé, le volume de CO2 stocké sera 2 fois suppérieur à celui des forêts exploitées d’ici 2040.

Plus d’infos

Puisque le stock de biomasse des arbres augmente en moyenne du double si le bois n’est pas utilisé, le volume de CO2 stocké sera deux fois plus élevé par rapport aux forêts exploitées d’ici 2040 – Le CO2 dans l’air est réduit de moitié. En échange de cet éventuel effet de puits de carbone, les propriétaires forestiers reçoivent un montant fixe d’argent par certificat de protection du climat vendu – ainsi que par tonne de CO2 réduite.

Pour toute perte éventuelle de la quantité de carbone stockée, par exemple à cause de maladies des arbres ou des incendies de forêt, un mécanisme d’atténuation des risques de 35 pour cent a été mis en place. Cela signifie que plus d’un tiers des certificats de CO2 sont suspendus à des fins de protection. En outre, le calcul de l’effet de stockage est basé sur des hypothèses très conservatrices.

Conformément au protocole de Kyoto, la Confédération prend en compte une partie de l’effet de puits de carbone des forêts suisses dans le bilan climatique national. En conséquence, chaque certificat de CO2 de ce projet est déposé avec un certificat dans un projet de boisement par des familles des petits agriculteurs de myclimate au Nicaragua afin d’éviter tout double recensement de la part de l’État.

L’argent provenant de ces certificats de CO2 est utilisé dans le cadre des mesures de promotion sélective de la biodiversité. En particulier, l’habitat est créé ou protégé pour des espèces rares ou en voie de disparition dans cette région comme le chat sauvage (Felis silvestris), la Rosalie des Alpes (Rosalia alpina) ou la Bacchante (Lopinga achine). Une petite clairière est battue ici et là, sans laquelle la Bacchante ne peut pas se multiplier en raison des conditions de lumière ou on plante des arbres qui serviront d’alimentation de base à la Rosalie des Alpes.

Ce projet permet aux municipalités suisses ne disposant pas de moyens importants de protéger la nature et l’environnement et de promouvoir le revenu des petits agriculteurs pour le reboisement dans le deuxième pays le plus pauvre d’Amérique latine.

Nom du projet: CO2-Senkenprojekt Waldreservat

Emplacement: Jura, Suisse

Label: VER / SGS vérifié

Réduction d’émissions: 11’500 t CO2e par an

Situation sans le projet: Aucun CO2 n’est absorbé par l’air

Lancement du projet: janvier 2008

Statut du projet: en cours